Les écrits alchimiques
de Georges Ripley
Le livre des 12 portes
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e Livre des douze portes, de l’Anglais Georges Ripley, auquel Thomas Norton et le célèbre Adepte Eyrenée Philalethe durent beaucoup, au point pour ce dernier d’en faire des commentaires appuyés − est très utiles, car le chanoine de saint-Martin de Bringlington (York) passe − avec raison − pour le moins envieux − c’est-à-dire le plus généreux − de tous les auteurs insulaires, et de toutes les époques… Il fallait donc qu’il soit réédité, surtout qu'au temps du roi Edouard IV, sept personnes étaient réputées détenir le secret de la transmutation alchimique : Dalton, un moine de Tewkesbury ; son arrière grand-père ; l'archevêque d'York ; Thomas Norton, qui semble avoir reçu le secret de la transmutation de Hugh Brice, alors que ce dernier effectuait une dévaluation de la monnaie anglaise à la Tour de Londres, en 1466, où il était appointé pour effectuer cette opération, mais Jacques Van Lennep rapporte que ce secret lui aurait été révélé par… George Ripley lui-même, répétant ce qu’en disait Elias Ashmole en son temps... On raconte qu'il pratiquait l'alchimie transmutatoire métallique avec un tel succès qu'il put offrir la somme colossale de cent mille livres d'or aux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, pour qu’ils défendissent l’Île de Rhodes contre les assaillants Turcs... ce qui lui valut d’être accusé de magie après sa ‘disparition’, en 1490… On lui attribua plusieurs traités d’alchimie opérative, dont la majorité ne fut jamais imprimée. Le seul qu'on lui doive avec certitude est le Compound of Alchemy, qu'il composa en 1471 alors qu'il était chanoine, et dédia au roi Edouard IV. C'est en tout cas ce qu'il affirme au début de son livre, The Compound of alchemy or the ancient hidden Art of Archemic (Londres, 1591, Duveen 510 ; Macphail 48, et Ferguson, vol. II, p. 277). Ce traité reparut en 1649, sous le titre de Liber 12 Portarum, dans un recueil de ses œuvres publiées en latin, à Cassel. Lui sont également attribués plusieurs splendides rouleaux manuscrits et peints, connus sous le nom de Ripley Scrowle, et qui répètent les mêmes sujets, à part quelques variantes, mais en des styles très différents… Un livre des plus importants de l’alchimie anglaise, ici correctement traduit, c’est-à-dire en connaissance de causes !