Table Ronde, Graal et Alchimie

Eddy Dasko


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uel roman mélangé d’histoire est plus complexe et embrouillé que celui apparaissant au début du Moyen-âge sous le nom générique d’Epopée du Graal ? Quel autre sujet que celui-ci aura fait couler autant d’encre, et inutilement ? Quel objet aura-t-il autant fait fantasmer les chercheurs, les romanciers et les commentateurs que celui appelé Graal ?
Il est un autre objet, encore plus fantasmatique s’il se peut, mais beaucoup moins abordé : la fameuse Pierre philosophale, qui, ingérée, donnerait à la fois la pleine santé, une intarissable vitalité, et une vie prolongée au-delà de ce qu’autorise l’imagination la plus débridée, d’une part, et l’accès au monde des causes, celui des anges, d’autre part…

Et il semblerait en effet, que l’histoire du Graal ne soit autre que celle de cette Pierre extraordinaire, dont parlent discrètement les Evangiles et l’Apocalypse… Mais offerte sous forme ‘codée’, avec une transparence relative… mais accessible.

Car en effet, une approche multidisciplinaire serrée inscrit ce fatras très disparate 1/ dans une cohérence d’ensemble très lisible, dès lors que le fil conducteur de l’alchimie est reconnu 2/ une richesse d’allusions et de références qui renforce très fortement et de manière continue cette identification 3/ une permanente apparition – notamment dans les noms des personnages – d’une thématique à la fois sapientiale, religieuse et savante, mais aussi – bien que nous soyons dans le monde anglo-breton – assez spécifiquement liée à la culture juive kabbalistique, elle-même en étroite relation avec l’alchimie

C’est ce que montre et démontre ce bref livret, qui rassemble en une synthèse magistrale l’ensemble épars des thématiques de cette vaste fresque, et les éclaire d’une vive lumière, largement suffisante pour faire admettre définitivement aux Lecteurs passionnés ou non, que cette mouvance du Graal est bien de nature philosophico-alchimico-hermétique, en même temps qu’elle couvre les aventures de la succession de la famille de Jésus exilée pour partie en France, en Ecosse, et en Angleterre, où elle dirigera – de la coulisse – le devenir du christianisme naissant, faisant de Marie-Madeleine le Graal vivant tel qu’envisagé par le Da Vinci code de Dan Brown…