Le mystère Nicolas Flamel

Jacques Grimault


commander

icolas Flamel, le plus célèbre des alchimistes médiévaux, demeure l’exemple le plus explicite de la volonté de dépréciation systématique des savoirs anciens par certains scientifiques modernes : il n’est que de lire les ouvrages de vulgarisation ou les biographies d’alchimistes dans les dictionnaires puis ce livret − à fin de comparaison − pour s’apercevoir avec acuité à quel point le rationalisme exacerbé se rapproche d’une secte plutôt que d’une saine assemblée…

Le moins que l’on puisse dire dans ce domaine – comme hélas dans beaucoup d’autres –, c’est que la suspicion systématique n’a rien de commun avec le doute méthodique et raisonné proposé par Descartes, longtemps après Aristote et d’autres d’ailleurs… et que ce doute profite tellement à l’accusée – l’Alchimie – que celle-ci continuera probablement sa route encore très longtemps après la disparition de ces thuriféraires de la Science – la leur ; celle qui écarte ce qu’elle ne comprend pas ou qu’elle ne parvient pas à comprendre… et diabolise.

Si vous recherchiez des éléments en faveur ou contre les transmutations alchimiques – et donc surtout métalliques – alléguées, il vous faut lire ce livret, travail parmi les plus serrés et sérieux dans ce domaine aussi important que controversé : vous y trouverez l’opinion des plus prestigieux Prix Nobel de physique, qui penchent en faveur des transmutations et de l’alchimie, mais dont on couvre soigneusement et méthodiquement les témoignages ; vous y trouverez aussi les relations de certaines des plus marquantes transmutations de l’Histoire, sur les textes originaux et par des témoins directs eux-mêmes, et non pas des réécritures tendancieuses et controuvées, c’est-à-dire partisanes, de ces incroyables réalisations, opérées grâce à un art secret et par la Nature seule.

En dernier lieu, et c’est là le plus important, il faudra retenir que ces transmutations métalliques ne sont que l’une des possibilités de la Pierre philosophale, dont le vrai et unique but est la transmutation de l’homme, afin qu’il atteigne son ultimité, celle dont toutes les religions parlent mais ne disent pas, montrent mais ne désignent pas, et cachent sans cacher.